Protéger les Français du terrorisme

La proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, a été adoptée le mardi 5 mai par l’Assemblée nationale par 345 voix contre 177. 

En effet, la France et les Français sont des cibles du terrorisme. Les dates s’accumulent, les lieux changent, mais la violence demeure.

À Mulhouse, en février 2025, des passants et des policiers sont frappés en plein cœur d’un marché.

En juillet 2024, un chauffeur de taxi est attaqué au couteau.

En octobre 2023, à Arras, un enseignant, Dominique Bernard, est assassiné dans l’enceinte même d’un lycée.

Quelques semaines plus tard, à Paris, près de la tour Eiffel, une nouvelle attaque endeuille notre pays.

Et la liste ne s’arrête pas là : Villejuif, Rambouillet, Strasbourg, Carcassonne, Trèbes, Orly, Nice… Le Bataclan. Autant de noms qui ne sont plus seulement des lieux, mais des blessures ouvertes dans la mémoire nationale.

Être assis en terrasse, aller à un concert, être professeur, être policier, caricaturiste, prêtre ou encore juif suffit à devenir une cible pour ceux qui haïssent la France, notre République et nos valeurs, pour ceux qui imaginent imposer un ordre nouveau par la terreur.

Dans ce contexte le travail quotidien réalisé par les services de lutte antiterroriste, par nos services de renseignement, par la police et la gendarmerie, est remarquable, je tiens à saluer leur engagement et leur détermination pour assurer la sécurité de nos concitoyens.

Cette proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, offre des outils pertinents pour pallier les lacunes de notre droit existant, s’appuyant sur un dispositif solide et sur les recommandations du Conseil d’État.

Pour protéger les Français et prévenir les passages à l’acte, le cadre juridique existant n’est pas suffisant.

Il présente des lacunes, qui ne nous ont pas permis de prévenir le risque d’attentats par des personnes atteintes de troubles psychiatriques connus comme ce fût le cas avec le dramatique attentat de Mulhouse.

C’est pourquoi je soutiens pleinement la création d’une mesure d’injonction d’examen psychiatrique par le préfet lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’un individu, par son comportement, constitue une menace grave pour l’ordre et la sécurité publique.

Le second volet de ce texte est tout aussi intéressant, puisque sans altérer nos droits et libertés fondamentales, il étend le régime de la prévention de la récidive terroriste aux condamnés de droit commun qui se radicalisent en détention.

Je salue aussi le troisième volet de ce texte qui prend en compte la décision du Conseil constitutionnel du 7 août dernier.

Cet élargissement des cas de rétention administrative a fait l’objet d’un tir de barrage de la gauche socialiste, communiste, écologiste et de l’extrême gauche mélenchoniste, criant à la nouvelle bastille en dénonçant une prétendue dérive autoritaire.

Pourtant, qui peut comprendre qu’un individu faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire, ayant déjà été pénalement condamné définitivement pour des faits graves d’atteintes aux personnes, comme des violences volontaires, des viols, des meurtres ou des actes de barbarie, puisse circuler librement dans notre pays plutôt que d’être placé dans un centre de rétention administrative pour être expulsé de notre territoire ?

Renforcer la sécurité des Français impose qu’aucun individu, que l’on sait dangereux, ne puisse circuler en toute liberté dans nos rues.

Je soutiens cette ligne claire et sans ambiguïté.

Ce n’est pas une posture, c’est une exigence.

Une exigence de sécurité pour les Français, une exigence de crédibilité pour l’État.

C’est pourquoi j’ai voté avec fermeté et détermination en faveur de ce texte.

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