L’accompagnement des élèves en situation de handicap, otage de considérations idéologiques
La proposition de loi visant à renforcer le parcours inclusif des élèves en situation de handicap, que j’ai cosigné, a été adoptée par l’Assemblée nationale le 11 mai dernier.
Ce texte s’inscrit dans une démarche pragmatique et constructive pour concrétiser la promesse de l’école inclusive, posée par la loi de 2005.
Cependant, pour la gauche et l’extrême droite, l’inclusion des enfants à besoins éducatifs particuliers semble relever davantage d’une ambition théorique. En effet, les députés du NFP et du RN ont voté contre l’article 3 BIS de la proposition de loi, qui permet de généraliser les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) à l’ensemble du territoire et ainsi d’accompagner, dans leur parcours scolaire, de nombreux enfants en situation de handicap.
Les PAS, sont un dispositif expérimental destiné à mieux accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers. En 2025, plus de 8000 élèves ont pu bénéficier de ce dispositif soit 479 PAS répartis sur l’ensemble du territoire.
Ces pôles sont reconnus par les professionnels de santé, les enseignants et les familles, comme un dispositif indispensable pour les élèves à profils différents. Ils répondent aux difficultés constamment rencontrées par l’ensemble des acteurs, les familles ne se sentent plus abandonnées et les professeurs moins démunis. C’est pourquoi un cadre juridique clair doit être défini afin de sécuriser et généraliser les PAS.
Aujourd’hui, sous prétexte que le gouvernement a déposé tardivement son amendement, l’extrême gauche et l’extrême droite ont privé des milliers d’enfants d’une meilleure inclusion à l’école et un apprentissage adapté à leurs besoins en votant contre les Pôles d’Appui à la Scolarité.
Malgré leur vote, ce n’est pas seulement l’article concernant la généralisation des PAS sur tout le territoire qui a été adopté, mais la proposition de loi dans son intégralité.