Vote de la loi d’urgence agricole : un signal fort en faveur de nos agriculteurs
Le 2 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté à une large majorité l’ensemble du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.
La souveraineté alimentaire est une condition de notre indépendance, j’ai donc soutenu ce projet de loi.
En revanche, les députés de La France insoumise, les Écologistes et les Communistes ont choisi de voter contre.
Face aux crises agricoles successives, à la concurrence internationale de plus en plus féroce et déloyale et à l’accumulation des contraintes administratives, ce projet de loi apporte des réponses concrètes aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années par nos agriculteurs.
L’objectif du texte est de permettre de produire mieux et plus : produire sur notre territoire, sécuriser notre approvisionnement alimentaire et préserver l’indépendance stratégique de notre pays.
Ainsi, la souveraineté alimentaire française y est renforcée avec la création d’un cadre législatif permettant d’identifier et d’accompagner des « projets d’avenir agricole » destinés à préserver la production nationale dans les filières où la France dépend encore trop fortement des importations. Le texte approfondit les outils permettant de lutter contre l’importation de produits ne respectant pas les mêmes normes que celles imposées aux agriculteurs français. Concrètement, le ministre chargé de la sécurité sanitaire peut désormais interdire l’importation de denrées contenant des résidus de substances dont l’approbation a été retirée ou refusée dans l’Union européenne, dès lors qu’elles représentent un risque sérieux pour la santé humaine ou animale.
Il n’est pas acceptable que des produits traités avec des substances interdites dans l’Union européenne continuent d’entrer librement sur notre territoire, alors même que nos producteurs sont tenus au respect des normes parmi les plus strictes au monde.
Cette exigence de cohérence prend d’autant plus de sens à l’heure où l’accord UE-Mercosur suscite des inquiétudes légitimes dans nos filières.
Par ailleurs, ce texte de loi permet l’amélioration des infrastructures de stockage de l’eau qui représentent un défi majeur pour le secteur agricole. Afin de relever ce défi, le texte simplifie les procédures applicables à certains ouvrages hydrauliques et confie aux préfets de nouveaux pouvoirs de dérogation, permettant ainsi d’accélérer la mise en œuvre des projets nécessaires au stockage de l’eau.
Dans un contexte de changement climatique et de multiplication des épisodes de sécheresse, il est indispensable de donner aux exploitations les moyens de sécuriser leur production.
Enfin, ce projet de loi prévoit plusieurs mesures de simplification administrative afin de réduire les délais et les obstacles qui freinent trop souvent les investissements agricoles ; l’objectif est de permettre aux exploitants de consacrer davantage de temps à leur métier plutôt qu’à des démarches bureaucratiques toujours plus complexes.
Le texte est désormais examiné par le Sénat. Comme lors des précédents textes en la matière, je demeurerai attentif et voterai contre toute tentative de réintroduction de substances cancérigènes comme les néonicotinoïdes.