Le PLFSS ne méritait pas mieux que l’abstention
Je me suis abstenu lors du vote sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour plusieurs raisons majeures qui, selon moi, fragilisent notre modèle social et la confiance des Français.
Tout d’abord, le PLFSS prévoit la création de nouvelles taxes, notamment l’augmentation de la CSG sur l’épargne. Dans un contexte déjà marqué par une forte pression fiscale, cette mesure pénalise de nombreux ménages qui ont choisi de sécuriser leur avenir en épargnant. Je refuse que l’on fasse peser une fois de plus l’effort sur les Français qui cherchent simplement à préparer leur retraite ou à protéger leurs proches.
Par ailleurs, la suspension de la réforme des retraites met en péril l’équilibre de notre système par répartition. Cette suspension aurait été possible dans le cadre d’un compromis budgétaire à la double condition que ce soit la concession principale et qu’elle soit financée par une baisse des dépenses. Mais sans mesures structurelles, son financement repose sur une augmentation de la fiscalité sur le travail. Mais surtout la suspension de la réforme des retraites impose aux jeunes générations un fardeau fiscal et budgétaire insupportable.
En effet, le PLFSS entérine de surcroît un déficit record de 25 milliards d’euros. Un tel niveau de déficit n’est pas soutenable et ne peut être validé sans vision claire de redressement.
Ainsi ce budget de la Sécurité sociale n’est bon ni pour la France, ni pour l’économie, ni pour les jeunes, ni pour les salariés, ni pour les retraités.
Fallait-il dès lors voter contre le PLFSS au risque de créer les conditions d’un chaos politique encore plus grand ?
Si j’ai longtemps hésité, il m’est apparu plus sage de m’abstenir.